Dans un acte de rejet, Iván Cepeda lave les murs du Bureau du Procureur

 (Traduction ARLAC) 

Accompagné d'un nombre croissant de partisans, le candidat à la Chambre pour Bogotá, Iván Cepeda, a lavé les murs du Bureau du Procureur général de la Nation, dans un acte symbolique de rejet de l'avis du Procureur cautionnant la loi qui ouvrira la voie à une seconde réélection de Álvaro Uribe à la Présidence.

 Faisant référence à l'avis du Procureur dans lequel celui-ci recommande à la Cour constitutionnelle de déclarer exécutable la loi autorisant le référendum sur la réélection en dépit des nombreuses irrégularités dont elle a été entachée, Iván Cepeda a affirmé que “Le Procureur est une instance chargé de protéger les droits de l'homme et de contrôler toute mesure arbitraire ou abus de la part des autorités publiques, et dans le cas de la Colombie, il s'est prosterné devant le pouvoir exécutif.  L'avis du Procureur passera dans les annales de l'histoire comme une aberration. Un fonctionnaire qui émet un avis de cette nature devrait être destitué ou démissionner”.

Dans un message clair dans lequel il exige le nettoyage des institutions en Colombie, le candidat à la Chambre pour le Pôle démocratique a déclaré que “malheureusement, il n'y aura pas de telle destitution, c'est pourquoi nous invitons les citoyens à participer avec nous à la politique en votant pour des candidats honnêtes qui luttent pour la défense des institutions et de l'État de droit en Colombie”.

Par ailleurs, Iván Cepeda a fait état de l'audience que la Cour interaméricaine des droits de l'homme tiendra à San José de Costa Rica, ce 26 janvier, dans le cadre du procès que ce tribunal international engage contre l'État colombien en raison de sa responsabilité dans l'assassinat du sénateur Manuel Cepeda Vargas. “Il s'agit d'un procès qui revêt une très grande importance pour le pays. C'est le début de la justice sur le génocide perpétré contre l'Union patriotique. 

Nous espérons que l'État colombien sera condamné non seulement pour avoir omis de défendre le sénateur Cepeda mais aussi parce que ce sont ses agents qui l'ont assassiné dans la matinée du 9 août 1994”.

 

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