La Minga progresse
Nous marcherons à Ibagué en dépit du refus de Uribe

 

IL NE SUFFIT PAS D'AVOIR RAISON, IL FAUT Y AJOUTER LA FORCE. JOINS-TOI À NOUS ET SOUTIENS NOUS

 

Devant la décision du président Uribe de ne pas autoriser la marche de la Minga nationale de résistance indigène et populaire, dans le centre d'Ibagué, capitale du Tolima, le peuple, les marcheurs de la parole, accompliront leur mission : ils marcheront à Ibagué.   

L'argument des autorités civiles et militaires nationales, départementales et municipales d'Ibagué est d'interdire la marche de 6 kilomètres, de Alto de Boquerón au parc Murillo Toro, face au bâtiment du Gouvernement du Tolima, en plein centre de la capitale musicale de la Colombie, par solidarité avec les victimes du volcan Machín.

Devant cette décision, les autorités indigènes regroupées au sein du Conseil régional indigène du Tolima (CRIT) expriment leur désaccord.  “L'argument est incohérent, parce qu'au contraire, la Minga se solidarise avec les sinistrés, qui souffrent déjà de la faim faute de réponse réelle à leur problème sur les pentes du Machín.” Elles confirment que “tout est prêt pour les recevoir, avec plus de six mille marcheurs, Pijaos, Nasas, étudiants, organisations syndicales et sociales du département ; nous passerons la nuit à Fexpo, à la sortie d'Ibagué”.

Pour toutes ces raisons, l'ONIC alerte les communauté nationale et internationale sur ce qui pourrait arriver dans la ville d'Ibagué, car le gouvernement national utilise le prétexte de la sécurité démocratique pour éviter que les citoyens d'Ibagué et du Tolima ne soient informés de la manifestation de la Minga, et ne se joignent à ce courant de résistance en Colombie.

Pendant ce temps, à 10h30 du matin, plus de 9.000 indigènes et représentants d'autres secteurs sont partis en caravane d'Armenia,  après avoir parcouru 5 kilomètres depuis le Stade du Centenaire jusqu'à la place Simón Bolívar, où a eu lieu une audience de résistance. Là, ils ont été reçus par les frères indigènes du Quindío et les frères d'autres secteurs, qui ont déclaré “que, au nom du Quindío,   territoire Quimbaya, nous vous félicitons pour votre témoignage exemplaire de courage et de dignité, de résistance civile, pour la défense de la Terre-Mère et de la souveraineté colombienne”. Il ne suffit pas d'avoir raison, il faut y ajouter la force … comme le fait la Minga nationale de résistance indigène. C'est pourquoi nous accompagnons ce fleuve humain de résistance !

“La présence de la Minga dans chaque ville, dans chaque communauté, nous montre que lorsque les milieux populaires s'unissent pacifiquement pour exiger leurs droits, la nature participe, comme le Nevado ou le Machín, faisant apparaître l'incohérence de ce que l'on appelle le développement”.

À Alto de la Línea, des indigènes de Risaralda, Caldas, Antioquia, Chocó …  s'unissent en une force conjointe, à pas d'Indien, en direction d'Ibagué et de Bogotá.

    QUE LE SILENCE SE TRANSFORME EN UN CRI UNIQUE DE RÉSISTANCE, POUR LA TERRE-MÈRE !!!

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