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  Marche Patriotique
Déclaration publique

Stop à la répression contre les démocrates en Colombie

A l'heure où naît en Colombie un véritable espoir de paix avec la création des mouvements politiques et sociaux de la Marche Patriotique et du Congrès des Peuples, le gouvernement continue d'agir en tyran envers toute forme d'opposition.

Alors que le grand rassemblement de la Marche Patriotique rassemblait plus de 80.000 personnes à Bogota le 23 avril 2012, 2 leaders paysans participant à la marche sont portés disparus depuis peu :

- Martha Cecilia Guevara Oyola, dirigeante de la communauté San Vicente del Caguán, à Caquetá

- Hernán Henry Díaz, membre du syndicat paysan FENSUAGRO et dirigeant de la Marche Patriotique

De plus, ont été assassinés :

- Mao Enrique Rodriguez, chef d'escorte durant 7 ans du dirigeant du Parti Communiste Colombien Carlos Lozano

- Daniel Aguirre, dirigeant syndical des coupeurs de canne à sucre, du département Sucre

Ces disparitions et ces assassinats surviennent après des mois d'une campagne médiatique féroce qualifiant le mouvement Marche Patriotique d’infiltré par la FARC, tentant ainsi de le disqualifier, en vain.

Nous craignons que ces crimes ne soient les prémisses d’une campagne de liquidation systématique des membres de la Marche Patriotique, tel que dans les années 1980 avec l'élimination physique de 5.000 militants du parti Union Patriotique.

Par cette lettre, nous désirons faire savoir à M. le Président de la République J. Santos, à M. le Vice-président de la République A. Garzon et à M. le Ministre de la Justice F. Rengifo, que nous ne tolérerons pas que l'histoire se répète.

Nous, citoyens européens, en relation avec la Colombie via nos gouvernements par de nombreux échanges commerciaux, refusons que le Traité de Libre Commerce entre l'Europe et la Colombie et le Pérou soit ratifié et nous exigeons que :

1. les droits démocratiques de tous les Colombiens ne sont pas respectés,

2. les dirigeants paysans susnommés ne sont pas rendus sains et saufs à leur famille immédiatement et que les responsables des assassinats dénoncés ci-dessus ne sont pas poursuivis,

3. que l'Etat colombien ne garantit pas la sécurité des participants et dirigeants de la Marche Patriotique.

30 avril 2012