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Auparavant, le soldat de
mon peuple était maçon
aujourd'hui, il ne manie plus la truelle mais un fusil
comme elles sont froides, les mains qui portent le fusil …
Il
ne fait aucun doute qu'en Colombie, il est urgent, et pas seulement
souhaitable, de procéder à un échange humanitaire, de même qu'il est
indispensable d'effectuer une analyse en profondeur des causes qui ont
déclenché le conflit armé.
Ce n'est qu'ainsi que pourront voir le jour des actions qui rendent possible
la fin de cette guerre qui a fait tant de victimes, et que cette option
cessera d'être refusée.
Ce n'est qu'en remontant à l'origine de la problématique réelle que l'on
sera à même de la résoudre. Sans doute rencontrerons-nous une série de
facteurs politiques, sociaux, économiques, ayant servi de détonateurs à
cette situation qui dure depuis tant de décennies déjà.
Fidèle à sa politique belliciste, le gouvernement de Uribe continue de
demander davantage d'argent aux États-Unis pour l'exécution du Plan
Colombie, et en dépit de ce qu'à ce jour, cet argent semble être mal
dépensé, puisqu'il ne donne pas les résultats escomptés. L'insurrection lui
impose de grands revers en dépit des millions investis et de l'augmentation
des “conseillers yankees”, passés de 500 au début du projet criminel à 1500.
L'économie colombienne tourne en fonction de la guerre, tandis que le peuple
paie les coûts de cette idiotie dangereuse.
Les forces spéciales ont été optimisées et de fortes sommes d'argent sont
consacrées à l'achat d'équipements militaires de la plus haute technologie,
de grande portée destructrice, et leur cécité les empêche de voir que ce
n'est pas avec des bombes ou des démonstrations d'armes que l'on peut en
finir avec l'opposition, encore moins en enfonçant un peuple dans la misère
la plus abjecte.
La souveraineté colombienne a été livrée pieds et poings liés au pouvoir de
l'empire, la politique de guerre d'Uribe n'a fait qu'hypothéquer son peuple
; c'est pourquoi celui-ci continue de résister à son assaut illégitime et
criminel.
Les prisons colombiennes sont remplies de combattants sociaux et politiques,
mais leurs barreaux rouillés ne peuvent étouffer les cris de liberté, et
c'est là le plus grand échec politique des artifices de la guerre et de la
destruction.
Actuellement, un scandale de grande ampleur s'ajoute au fléau des actions
guerrières. La presse internationale a dénoncé les tortures auxquelles ont
été soumis 21 soldats du Bataillon Patriota.
Nombre de ceux d'entre nous qui ont lu lesdites dénonciations en sont venus
à penser : si c'est ainsi qu'ils traitent ceux qui sont formés pour
poursuivre leurs activités criminelles, qu'n sera-t-il du reste du peuple
auquel on oppose le génocide comme unique option.
Celui qui ne se domestique pas …
L'armée colombienne est celle qui reçoit le plus d'argent des États-Unis
après Israël et l'Égypte, non pas pour satisfaire les besoins du peuple mais
pour promouvoir l'industrie de la guerre.
Uribe postule pour un nouveau mandat de 4 années et à cette fin, il utilise
les ressources de l'État, tout comme il cherche l'aide de ses associés
paramilitaires et renforce le réseau d'informateurs dans les départements et
les communes.
Justement, le 7 février, dans le souci de continuité de son projet, Uribe “a
considéré” qu'entre 15 000 et 20 000 paramilitaires, qui s'acquittent de
leur mission en Colombie en faveur des chefs ("capos") des cartels de la
drogue et par conséquent en faveur également des grands propriétaires
terriens, doivent être incorporés dans les institutions militaires.
Nous disons simplement que ceux qui ont exécuté des atrocités innombrables
contre le peuple sont des ASSASSINS. Bon, et ce sont eux qui vont être
chargés maintenant de "protéger" les citoyens.
Selon le président, ces gens “collaborent en assurant la surveillance et
l'information, mais il faut qu'il nous aide avec intelligence”,
(seraient-ils des brutes ???...)
Ceux-là mêmes qui, selon des habitants de la région de San Onofre, “auraient
enterré plus de 3 000 paysans dans des fosses communes”.
Maintenant, ils vont protéger la société ; on se croirait dans un roman de
science-fiction. Ce sinistre personnage avait prévu un peu juste car au
début de son gouvernement, il avait pour projet immédiat de créer un réseau
d'informateurs et de coopérants d'un million de Colombiens, mais son
Ministère de la Défense affirme que ce sont plus de trois millions qui
exécutent cette tâche ; voilà un chiffre à ne pas négliger.
Bon nombre des prisonniers qui croupissent aujourd'hui dans les oubliettes
colombiennes ont été dénoncés par eux. Beaucoup aussi ont été arrêtés pour
avoir été considérés comme liés aux mouvements d'insurrection, bien qu'ils
ne l'aient jamais été, tant est grand le pouvoir de la parole de ces
informateurs …
Mensonges après mensonges, tandis que l'industrie de la guerre continue de
prospérer, sous l'administration actuelle, les forces armées ont presque
doublé leur potentiel, passant de 225.000 hommes qui accomplissaient cette
mission avant l'ascension uribiste, à 400.000 aujourd'hui ; plus de 100
hélicoptères Black Hawk et Huey volent dans l'immensité de la forêt
colombienne ; des navires de guerre blindés, achetés avec les bienfaits des
États-Unis, déversent leur furie contre tout ce qui se trouve dans leur
rayon d'action et au-delà …
Dans ce cadre de poursuite de la guerre, la principale absente, outre la
sagesse, est la volonté réelle de négociation - à laquelle Uribe échappe -
entre les parties en conflit ; l'avenir de la Colombie ne se présente pas
sous un jour favorable.
Ceux qui n'ont jamais refusé sont précisément les insurgés, même si le
leader des Farc, Manuel Marulanda Vélez, a déclaré dans un débat avec le
candidat à la présidence Alvaro Leyva, et publié dans la revue Semana (de
Colombie) : “Je ne vois pas la possibilité d'un échange de prisonniers tant
qu'Uribe est au pouvoir”.
La guérilla refuse l'exploitation à des fins électorales d'un sujet aussi
sensible et qui affecte la société colombienne dans son ensemble.
Les trois pouvoirs ont joué un rôle fondamental en faveur de ce président en
permettant la réforme constitutionnelle qui devrait lui offrir la
possibilité de se présenter pour un second mandat. Il ne reste plus qu'à
espérer que cela se transforme en un simple souhait de quelques-uns … en
dépit du fait que le président lutte et verse de grosses sommes pour
atteindre ce but.
Il est temps que la Colombie trouve le chemin de la PAIX. Le travail ne
paraît pas facile et ce qui est pire, cette guerre favorise de nombreux
secteurs de l'oligarchie colombienne, ce dont on peut déduire qu'ils vont
continuer de la promouvoir.
Aux centaines de prisonniers entassés dans les geôles, il est probable que
d'autres viendront s'ajouter ; ceux qui entreront dans ce sous-monde seront
de plus en plus nombreux, de même que les assassinés, les déplacés, les
persécutés et les torturés.
Actuellement, les autorités colombiennes demandent l'extradition vers la
Colombie du prêtre Francisco Cadena Collazos, connu sous le nom de Oliverio
Medina, arrêté au Brésil le 24 août 2005.
Le père Oliverio est un représentant politique diplomatique des Farc et son
arrestation est l'œuvre de la Police fédérale du Brésil, en collaboration
avec Interpol.
Dès que le fait a été connu, Uribe a demandé l'extradition du détenu vers la
Colombie, pensant sans doute à la récompense importante que lui donnerait
Washington, qui demanderait sans doute aussi son extradition.
Il est fort probable que le gouvernement de Lula n'accède pas à cette
demande, nous souhaitons le supposer, car, enfin, il s'agit d'un
gouvernement qui a accédé au pouvoir grâce aux voix reçues et à son image de
révolutionnaire, et l'on peut facilement imaginer que JAMAIS UN
RÉVOLUTIONNAIRE NE LIVRERAIT UN AUTRE RÉVOLUTIONNAIRE …
Oliverio sera-t-il le prochain PRISONNIER POLITIQUE COLOMBIEN ?
Sera-t-il jugé par la justice colombienne injuste ?
Ou tombera-t-il dans les oubliettes des terroristes yankees pour être jugé
comme terroriste ?
Pour le moment, tout ce que nous pouvons affirmer, c'est que la situation
colombienne ne présente pas de signes de changements profonds.
Les prisonniers politiques colombiens resteront prisonniers.
Keith Stainsell, Thomas Howes, Mark Gonsalves, agents nord-américains dont
le Cessna 208 a été abattu par la guérilla alors qu'ils menaient une mission
d'espionnage sur ordre de leur gouvernement, resteront prisonniers de
l'insurrection.
Ingrid Betancourt, dont la libération serait un dur revers pour Uribe,
restera aux mains de l'insurrection.
Les politiciens colombiens aux mains de l'insurrection resteront dans cette
situation qui aujourd'hui fait d'eux des prisonniers.
Les policiers et les militaires continueront de courir le même sort.
Et ainsi se poursuivra le même cycle impitoyable, jusqu'à ce qu'un autre
président des Colombiens ressente un peu de honte devant les atrocités et
ait la hauteur morale nécessaire pour mettre fin à un tel désastre.
Il ne faut pas grand-chose, simplement une bonne dose de VOLONTÉ et
d'humanité, mais il s'agit évidemment d'une vertu innée.
Dans ce monde globalisé, où le néolibéralisme règne pour le malheur des
peuples, laissant derrière lui de nombreuses victimes, des rêves brisés, des
projets avortés, une dignité piétinée, ce monde que María Elena Walsh
décrivait comme LE MONDE À L'ENVERS, nombreuses sont les inconnues que nous
souhaiterions dégager de là où nous sommes.
Par exemple, quand nous cherchons le sens du mot “subversion”, nous trouvons
( dictionnaire encyclopédique ESPASA-CALPE, 7°édition, page 337, Madrid
1957), “se subvertir”.
“Subvertir” signifierait “détruire” (plutôt dans le sens moral) (sic)
Subversif signifierait : qui est susceptible de subvertir l'ordre public.
Dès
lors,
·
Si l'ORDRE PUBLIC impose le crime et l'horreur, la négation des droits
humains minimum, la légalisation de ceux qui violent lesdits droits par la
force et la torture.
·
Si l'ORDRE PUBLIC de Colombie, ou de quelque pays que ce soit, permet que
des milliers de personnes soient condamnées à survivre dans des conditions
infra-humaines, sans possibilité de travail, sans accès à l'éducation, à la
santé, à la nourriture.
·
Si l'ORDRE PUBLIC colombien permet par exemple, comme ces jours-ci, que
meure Joan Andrés Alfaro Urieta, âgé d'à peine 11 petites années, après être
passé par plus de 10 cliniques dont on lui a refusé l'accès parce que sa
famille n'avait pas les moyens de payer la cotisation due depuis la
PRIVATISATION DE LA SANTÉ.
·
Si l'ORDRE PUBLIC a permis que, pendant que cet enfant mourait, le président
de sa terre fasse un discours emphatique sur les avantages de l'entrée de la
Colombie dans le TLC, imposé par les Yankees et qui n'est qu'un acte évident
de soumission.
·
Si l'ORDRE PUBLIC admet que de nombreux Joan meurent chaque jour …
·
Si l'ORDRE PUBLIC déplace de leur lopin de terre, par la force, des gens qui
n'emportent sur leur dos que le peu de choses qu'ils ont pu sauver dans de
telles situations, en plus de leur misère, de leur souffrances et de leur
désespoir permanents.
·
Si l'ORDRE PUBLIC cause des centaines de victimes parce que des produits
sont aspergés sur les cultures de feuilles de coca ou de pavot, alors que
l'on n'a jamais prouvé que ces plantes avaient des pouvoirs narcotiques à
l'état pur et qu'aucun paysan n'a jamais eu les moyens de les traiter pour
en faire de la drogue.
·
Si l'ORDRE PUBLIC cause des dégâts irréversibles pour la planète, en
utilisant du glifosate combiné à du cosmoflux poea et du cosmoin, qui
contaminent toute manifestation de vie, ce qui va donner lieu à la naissance
d'enfants présentant de très graves séquelles dues à l'action de ces
produits agro-chimiques mortels, répandus par les forces de cet ORDRE
PUBLIC.
·
Si l'ORDRE PUBLIC de Colombie admet que les aspersions de produits soient
imposées par les États-Unis au seul pays, parmi les 32 qui cultivent ces
feuilles, qui autorise ladite imposition, commettant ainsi une agression
permanente contre l'environnement, et il s'agit alors de la manifestation de
la vie par excellence.
·
Si l'ORDRE PUBLIC implique la mort et la destruction, l'abandon et la
marginalisation, le GÉNOCIDE exacerbé, le modifier serait le “subvertir”,
celui qui le modifie est “subversif”.
Et
ce serait très mal ?
…on m'a dit que dans le royaume à l'envers
l'oiseau nage et le poisson vole,
qu'un voleur est gardien et qu'un autre est juge
et que deux et deux font six …
telle est la conclusion ici, mais l'histoire suit son cours …
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"Amis
de la Paix en COLOMBIE et dans le MONDE" est un collectif de travail
solidaire, anti-impérialiste et internationaliste, qui brandit les
drapeaux de la PAIX et qui ne vise qu'à dénoncer les CRIMES DE LÈSE
HUMANITÉ commis quotidiennement sur des sols frères et sur le sien
propre.
Parce que nous ressentons un profond respect pour les peuples.
Parce que nous sommes aussi un peuple …
Nous sommes convaincus que la solidarité internationale peut jouer un
rôle fondamental dans tous les cas de violations des droits de l'homme,
humblement et de là où nous sommes, nous apportons notre petite
contribution.
Nous n'hésitons pas à affirmer que lorsque nous parlons de cette très
riche expression de la vie qu'est la PAIX, celle que tant de gens
piétinent et dont ils ont peur, nous parlons directement et consciemment
de PAIX DANS LA JUSTICE SOCIALE ET LA DIGNITÉ, DANS LA SOUVERAINETÉ ET
L'AUTODÉTERMINATION.
Pas de la paix qui se réfère à la PAX du tombeau, du silence qui n'est
que complice des horreurs commises contre les peuples.
Toutes nos dénonciations sont fondamentales, elles ne sont pas exagérées
; au contraire, par respect pour la sensibilité des camarades qui lisent
nos travaux, nous omettons des détails épouvantables.
Nous considérons que tout ce que subit un peuple quel qu'il soit, toute
agression commise, est un signe des plus clairs de ce que nous subirons
demain.
Parce que nous sommes face à un projet mondial de GÉNOCIDE et que nous
savons que tout illuminé dispose de communications directes avec des
forces mystiques qui lui indiqueront où sont les méchants et comment il
faut les assassiner …, pour le bien de l'humanité, dit-il.
Aujourd'hui, nous parlons des prisonniers politiques colombiens. Mais il
y en a aussi d'autres peuples dans les prisons du plus brutal des
empires, celui qui se sent aujourd'hui propriétaire absolu du monde et
qui, de ce fait, s'attribue le droit de juger sans la moindre éthique ni
la moindre morale.
Salut, bolivariens, internationalistes, révolutionnaires
Liberté pour les prisonniers politiques colombiens
Liberté pour les combattants sociaux
Retour dans la patrie pour les extradés
YANKEES HORS DE L'AMÉRIQUE LATINE ET DU MONDE …
Amis de la PAIX en COLOMBIE et dans le MONDE
2006 |
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