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Ils demandent la médiation d'autres pays pour sa libération

Des proches d'Ingrid Betancourt critiquent le gouvernement de Uribe

La critique est venue après que le gouvernement a envoyé, ce vendredi, une lettre de protestation à l'ambassadeur de France à Bogotá, Camille Rohou, lui exprimant sa désapprobation au sujet de la rencontre entre un émissaire français et les FARC

 

Les proches de l'ancienne candidate à la présidence, Ingrid Betancourt, enlevée par les FARC en 2002, ont critiqué la protestation que le gouvernement du président colombien, Alvaro Uribe, a adressé à la France comme suite à une réunion tenue entre un émissaire de Paris et le groupe rebelle.


"La mesure prise par le gouvernement colombien me paraît inouïe. Il est surprenant qu'il s'oppose à l'aide internationale que propose la France pour libérer les otages retenus en Colombie", a déclaré Yolanda Pulecio, mère d'Ingrid Betancourt, dans un entretien avec l'Agence DPA.

 

La critique des proches de la leader politique est venue après que le gouvernement a envoyé, ce vendredi, une lettre de protestation à l'ambassadeur de France à Bogotá, Camille Rohou, lui exprimant sa désapprobation au sujet de la rencontre intervenue entre un émissaire français et les FARC (Forces armées révolutionnaires de Colombie, marxistes).


"Le président m'a promis qu'il allait collaborer à l'échange humanitaire et qu'il tiendrait sa promesse, mais ce genre de mesures ne fait qu'apporter la preuve que le gouvernement ne s'intéresse pas le moins du monde à la situation des otages ", a-t-elle ajouté.


La ministre colombienne des Relations extérieures, Carolina Barco, a affirmé que le gouvernement français est intervenu de manière autonome dans les négociations pour la libération des otages, et qu'il doit respecter la souveraineté de Bogotá.

 

De son côté, Juan Carlos Lecompte, époux d'Ingrid Betancourt, a déclaré qu'il vaudrait mieux que le gouvernement colombien permette que d'autres pays interviennent comme médiateurs pour la libération des personnes privées de liberté.


Ingrid Betancourt, de nationalité française, a fait des études à Paris, a été parlementaire colombienne, a fondé le parti politique Oxygène et a été candidate à la présidence en 2002, année au cours de laquelle elle a été enlevée par le groupe rebelle.


Paris a essayé d'obtenir la libération de Betancourt et d'autres otages, et le président français lui-même, Jacques Chirac, s'est montré très intéressé par la cause de la libération de tous les otages.


En Colombie, on compte près de 3.000 otages entre les mains des FARC, de l'ELN (Armée de libération nationale, guévariste) et des Autodéfenses unies de Colombie (AUC, extrême-droite).

 

Cadena Global/DPA

 

(Traduction ARLAC)

 

COLECTIVO FRANCO COLOMBIANO
Lyon Francia
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